Au
Jour Le
Jour - Par
: C. Mechakra |
Mezrag,
le retour
Les
graves déclarations
rapportées
hier par notre
confrère
El Khabar, citant
l’ancien
chef terroriste
de l’AIS,
Madani Mezrag,
dépassent
le cadre de la
provocation auquel
les islamistes
nous ont habitué.
Elles relèvent
d’une déclaration
de guerre à l’encontre
de l’Etat
Nation. Le défi
lancé à Zerhouni,
ministre de l’Intérieur,
de créer
un parti politique
avec ou sans son
autorisation, appelle
une réaction
sans équivoque,
ferme et exemplaire.
De même que
ses accusations à peine
voilées
désignant
des services de
l’Etat comme étant
les auteurs de
la tentative d’assassinat
de l’autre
ex-chef terroriste
Kertali, devraient
inciter quelques
prompts magistrats à user
de l’auto-saisine
, pour laver l’affront
fait par des assassins
repentis aux serviteurs
de la République.
La tentative avortée
d’assassiner
Kertali, suivie
de la sortie médiatique
de Madani Mezrag
sont indicateurs
de profonds bouleversements
en haut lieu, où une
passation imminente
de pouvoir, ne
serait pas à écarter.
Il est évident
qu’en cette
période
de « vacance »,
les islamistes
ressentent une
perte de terrain
dans la périphérie
du pouvoir qu’ils
s’attèlent à reconquérir
d’une manière
très dangereuse.
Bouteflika ira-t-il
encore plus loin
dans ses concessions
? Les menaces de
Madani Mezrag de
se substituer à l’Etat
pour combattre « les
opposants » à la
réconciliation
nationale sont
inadmissibles et
relèvent
de l’appel
au meurtre. Après
les lettres adressées
par Zerhouni aux
abstentionnistes
des législatives
de Mai 2007, faut-il
croire que Madani
Mezrag détient
lui aussi les listes
des opposants à la
réconciliation
nationale ?
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Autre
Lecture - Par
: Mourad
NINI |
Ecrits
d’autrui …
On
ne remerciera
jamais assez tous
ces écrivains
et romanciers à qui
l’on doit
presque tout… Ils
nous ont appris à voir, à comprendre
le monde. A le
voir autrement, à le
comprendre différemment.
Par des verbes éloquents,
les mots expriment,
les phrases décrivent,
les paragraphes
rapportent des
récits
et les pages,
lues et relues,
déroulent
les épisodes
d’une vie,
d’une saga,
d’une histoire… Il
y a aussi les
poètes,
ceux qui par leur
lyrisme assoiffé de
beauté mettent
en relief des
rêves inavoués,
des amours contrariés
ou des libertés
inassouvies. Tous
ont la grâce
et la finesse,
tous ont l’ingéniosité et
l’imagination
auxquelles ne
peuvent prétendre
certains écrivaillons
entrés
récemment
(par effraction
?) dans le monde
de l’édition… De
Belaïd Abdeslem à Chadli
(son livre sort
en novembre) en
passant par d’obscures
plumes n’ayant
cessé de
surfer sur les
vagues de la détresse
d’autrui
(terrorisme, affairisme
ou phénomène
des harraga) que
comptent nous
apporter leurs écrits
? Libre à chacun
de courir à la
première
librairie du coin
pour s’acheter
l’un ou
l’autre
de ces pseudo
ouvrages, n’étant à la
littérature
que l’affront
d’une graine à son
géniteur,
mais il est des
Mouloud Feraoun,
Kateb Yacine,
Tahar Djaout ou
Mouloud Mammeri
qu’on ne
remerciera jamais
assez ? Ils n’aimaient
pas la gloire
mais c’est
elle qui fleurit à l’ombre
des cimetières
qui veille sur
leurs mémoires… Une
ombre qui attend
certainement les
Mohamed Dib, Yasmina
Khadra, Assia
Djebar ou Rachid
Boudjedra mais
cette ombre-là ne
vaudra aucunement
pour des papys
reconvertis à l’écrit
non pas par souci
d’honnêteté intellectuelle
(depuis le temps, ça
se saurait …)
mais par une seule
et unique envie
: celle de s’attirer
les sun lights
des médias
et de la polémique
socio-politique.
Heureusement que
le commun des
lecteurs, des
décrypteurs,
sait aujourd’hui
faire la part
des choses. Il
sait que derrière
certaines maisons
d’édition
se cachent certaines
bassesses n’ayant
eu de cesse de
faire passer des
vessies pour des
lanternes. A dessein,
romans de gare
se disputent les étals
afin que véritables
mémoires
n’aient
le temps de s’exprimer.
N’ayant
souvent pas les
moyens de se payer
les services d’un « nègre »,
ces véritables
mémoires
sont éclipsées
quand des fortunes
mal acquises se
payent les services
de toutes les étapes
menant au produit
fini … Est-ce
ainsi que l’on
compte réhabiliter
la noblesse de
l’écrit
? Assurément
pas en puisant
dans les caniveaux
et les ruisseaux
nous ayant valu
mille et unes
désillusions
dans un passé encore
récent
pour qui ressent
le besoin du changement.
Que des Belaïd,
Chadli et autres
ouistitis écrivent,
nous ne sommes
pas contre, mais
qu’ils écrivent à ceux
qui pourront un
jour leur dire « merci »… Nous,
nous n’en
sommes pas là,
la preuve : Même
sous un soleil éclatant,
ce pays nous paraît
obscur.
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